Parc national de la Réunion
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Le 07/10/2021

Démantèlement de camps de braconniers sur l’Île de La Réunion ce lundi 4 octobre 2021.

9 camps de braconniers situés en cœur de parc ont été démantelés. Ces camps étaient situés sur les massifs sur Piton de la Fournaise et de Bébour.

Les déchets accumulés ont été rassemblés dans des « big bags », récupérés par un hélicoptère, déposés sur un camion de l’ONF puis amenés dans une déchetterie de la CIREST.

Camp de braconniers ile de La Réunion
Camps de braconniers Réunion
Agents du Parc national de La Réunion

Un constat alarmant...

Sur la zone Est de l’Île de La Réunion, plus de 70 camps de braconniers ont été répertoriés par les agents du Parc national depuis 2012.

Les braconniers y installent leurs camps, essentiellement, pour prélever du palmiste rouge, espèce en danger critique d'extinction d'après la liste rouge de l'UICN. La pratique de la chasse et de la pêche fait également partie de leur activité.

Ces installations sont souvent situées en bord de ravine et deviennent d’année en année une zone d’accumulation de déchets qui favorise la prolifération des rats en milieu naturel.

Démanteler les camps de braconniers en cœur de parc vise donc un double objectif :

  • Supprimer les bases d’appui en forêt permettant au braconnier de séjourner en amplifiant ainsi l’impact sur les milieux naturels,
  • Éviter la prolifération d’espèces invasives animales (rats) dont l’impact sur la flore et la faune est avéré.

 

Rappel : les peines encourues par les contrevenants peuvent aller de 1500 euros d’amende à des peines de prison.

Impacts sur la biodiversité réunionnaise

La faune…

Le braconnage implique la réduction des populations d’animaux aquatiques.
Les déchets abandonnés en forêt favorisent la prolifération des rats et des chats, prédateurs des oiseaux forestiers.

La flore…

Le braconnage implique la réduction du nombre de palmistes, orchidées, fanjans, le piétinement et la coupe d’espèces endémiques et indigènes et la dissémination d’espèces exotiques envahissantes.

La qualité de l’eau...

Les piles utilisées par les braconniers pour leur lampe torche, par exemple, les viscères de tangue jetés, les plastiques, les déchets alimentaires ont pour conséquence la pollution de l’eau des rivières.
Certains braconniers n’hésitent pas à utiliser des insecticides ou de l’eau de javel pour récupérer un grand nombre de poissons. Ces techniques illégales polluent massivement les cours d’eau et sont nocives pour la santé des consommateurs de poissons braconnés.

Nous sommes tous acteurs !

Que pouvez-vous faire pour lutter contre le braconnage ?

Des agriculteurs se sont impliqués dans une production raisonnée et éthique du palmiste rouge pour préserver cette espèce. Les exploitants sont accompagnés par l’ONF qui vérifie la provenance et poinçonne les choux. C’est ainsi que vous pouvez vous assurer de l’origine du produit. Acheter auprès de ces fournisseurs permet de sauvegarder l’espèce en milieu naturel et favorise l’économie locale.

Il en va de même pour les tangues, il est préférable de les acheter en période de chasse autorisée (de février à avril). La pêche quant à elle, est règlementée et elle doit se faire uniquement pour sa consommation personnelle. Toute vente est interdite.

Opération réalisée grâce au soutien de l’ONF et de la CIREST.

Pour plus d'informations, retrouvez le dossier de presse dans les liens utiles.