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Les chantiers participatifs du Parc national de La Réunion : espèces indigènes, espèces exotiques envahissantes, de quoi parle-t-on ?

L’île de La Réunion est apparue il y a 3 millions d’années, avant l'arrivée des humains. Comme toutes les îles océaniques nouvellement formées, elle était alors dépourvue de toute vie. Les plantes sont arrivées naturellement par les oiseaux, le vent, ou encore les courants marins.

Une fois les premiers habitants installés sur l'île, les activités humaines ont contribué à l’introduction de nouvelles plantes sur le territoire. Les humains ont d’abord introduit sur l’île des plantes nécessaires à leur survie. Par la suite, d'autres raisons (commerciales, ornementales, médicinales, etc.) ont induit l'introduction volontaire ou involontaire de nouvelles espèces.

Quelques éléments de définition :

Une espèce indigène est une espèce qui s'est implantée de manière naturelle sur le territoire, sans intervention humaine.

Une espèce endémique est une espèce qui existe à l'état naturel uniquement sur un territoire limité. Cela signifie qu'il existe des espèces que l'on trouve uniquement à La Réunion et nulle part ailleurs dans le monde.

Une espèce exotique est une espèce introduite par l'humain sur un territoire où elle n'existait pas avant.

Une espèce exotique envahissante : elle empêche les espèces indigènes et endémiques de se développer, elle les prive d'espace, elle se reproduit plus vite et se disperse plus facilement. Les espèces exotiques envahissantes causent des dégâts dans de nombreux domaines : écologie, économie, santé, paysages...

Pour aller plus loin :

La flore indigène | Parc national de la Réunion
La flore invasive | Parc national de la Réunion

"II sera aussi indispensable d'intervenir pour réparer les erreurs du passé et guérir les plaies, c'est-à-dire débarrasser cette végétation des plantes étrangères envahissantes et l'enrichir en espèces devenues rares par la suite de leur destruction par l'Homme. Tâche difficile, tâche coûteuse peut-être, mais l'harmonie du milieu dans lequel nous vivons n'a pas de prix."


Thérésien Cadet (botaniste réunionnais) 

Un chantier participatif ? Kosassa ?

Un chantier participatif s’inscrit dans une stratégie plus globale de gestion de ce patrimoine mondial inscrit à l’UNESCO, menée par le Parc national de La Réunion. 

Les chantiers du Parc national de la Réunion correspondent à une action de lutte ou de plantation visant à réduire l’impact de certaines plantes envahissantes par différentes méthodes (coupe, arrachage, etc.) et parfois de planter des espèces indigènes et endémiques pour cicatriser les zones dégagées pour favoriser la restauration écologique du milieu. Ils sont participatifs car l’objectif est de sensibiliser les publics et les impliquer concrètement dans la sauvegarde de nos patrimoines naturels, paysagers et culturels. 

Les chantiers participatifs du Parc national ont lieu tout au long de l’année, dans différents secteurs de l’île. 

      À la suite de l’incendie de novembre 2020 qui a profondément marqué le massif du Maïdo, la mobilisation s’organise pour restaurer cet espace naturel exceptionnel. Fragilisé, le site fait aujourd’hui face à la prolifération de l’ajonc d’Europe, une espèce exotique envahissante qui menace la biodiversité locale.

Pour répondre à cet enjeu, le Parc national de La Réunion propose des chantiers participatifs ouverts à tous. Ces actions citoyennes permettent de contribuer concrètement à la régénération des milieux naturels, tout en sensibilisant chacun à la préservation des espèces endémiques.

En rejoignant ces chantiers, habitants, visiteurs et acteurs du territoire deviennent pleinement acteurs de la restauration du Maïdo et de la protection d’un patrimoine naturel unique.

Comment se déroule le chantier ?

La matinée débute par un moment de convivialité et d’échange avec les agents du Parc national, avant de rejoindre le site d’intervention.

Les bénévoles coupent les rameaux à l’aide de sécateurs de force, puis laissent les branchages sur place, en tas, afin d’éviter la dispersion des graines.

En cours de chantier, un temps de lecture de paysage est proposé sur le cirque de cirque de Mafate. Le Maïdo est d’ailleurs souvent surnommé « le balcon de La Réunion ».

En fin de journée, les participants peuvent semer des graines d’espèces indigènes afin de favoriser la recolonisation du milieu.

Pour remercier chacun du temps et de l’énergie consacrés, le chantier se clôture par un repas offert.

Situé à l’entrée du cœur du Parc national et de la forêt naturelle de la Roche Écrite, habitat du Tuit-Tuit (Enchenilleur de La Réunion), ce site illustre la dynamique de la prolifération des EEE dites émergentes telles que la Myrthe, le Frêne de l’Himalaya ou encore l’Avocat marron à grosses feuilles qui menacent l’intégrité du cœur de Parc.


Comment se déroule le chantier ?

La matinée débute par un moment de convivialité et d’échange avec les agents du Parc national, avant de rejoindre le site d’intervention.

Les bénévoles coupent les rameaux à l’aide de sécateurs de force, puis laissent les branchages sur place, en tas, afin d’éviter la dispersion des graines.

En fin de chantier, les participants peuvent ensuite semer des graines d’espèces indigènes pour leur permettre de recoloniser le milieu.

Pour vous remercier du temps et de l’énergie que vous nous accordez, le chantier se termine par un repas offert.

Nichée dans les hauteurs de La Réunion, non loin du village des Makes, la forêt de Bon Accueil se révèle comme un écrin précieux de biodiversité. Entre ses espèces végétales remarquables et sa faune variée, elle est un sanctuaire de vie, aujourd’hui protégée par le statut de Parc national.

Comment se déroule le chantier ?

Ce chantier participatif à visée pédagogique et citoyenne se déroule sur une parcelle mise à disposition par l’ONF. Il est complémentaire aux travaux que les agents de l’ONF font sur le reste de la forêt, notamment la Réserve biologique Dirigée. 

Un temps d’accueil convivial : les agents du Parc national et les bénévoles de l’association Tout vient du cœur vous accueillent autour d’un café et d’une petite collation avant de rejoindre le site d’intervention.

Action ! Après l’énoncé des consignes de sécurité et des modalités du chantier, les bénévoles, munis des équipements fournis par le   Parc national lutte contre le longose :

  • Coupe des feuilles

  • Arrachage du rhizome

  • Évacuation des tas de rhizomes vers la plateforme de stockage et de compostage

Après l’effort, le réconfort ! Le chantier se termine par un repas pris en charge par l’organisation et le concours de l’association Tout vient du Cœur et un restaurateur du village des Makes.

Ces chantiers participatifs permettront la régénération de la forêt. En effet en enlevant le longose, les graines et les jeunes plants des espèces indigènes présentes reprennent leur place.

chantiers
chantiers
  • Repas

  • Gants

  • Outils (sécateurs de force, pioches...)

  • Chaussures de marche fermées

  • Vêtements pouvant être salis

  • Bouteille d’eau (nous conseillons 1,5 litre/personne)

  • Crème solaire, chapeau, casquette

  • Imperméable, vêtements chaud

  • Je ne prélève rien dans le milieu naturel (plantes, animaux, cailloux, etc.) 

  • J’emprunte uniquement les sentiers balisés (pas de hors-sentier)

  • Je garde mes déchets avec moi (exemple : peau de banane)

  • Je nettoie mes chaussures avant et après être allé en milieu naturel

  • Je plante des espèces indigènes dans mon jardin ou sur mon balcon

  • J’incite mes proches à participer avec moi aux chantiers participatifs


Source URL: https://www.reunion-parcnational.fr/chantiers-participatifs-grand-public