Parc national de la Réunion
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Les projets de conservation

Le projet LIFE + Pétrels

La Réunion est une des rares îles tropicales au monde à héberger deux espèces de pétrels endémiques. Malheureusement, si rien n’est mis en place rapidement pour conserver ce patrimoine naturel, ces deux espèces risquent d’alourdir la triste liste des 23 espèces éteintes d’oiseaux sur l’île.

Cette perte de biodiversité serait une catastrophe écologique locale, mais aussi mondiale, car une fois disparus, il sera trop tard pour agir.

En cohérence avec l’enjeu d’inverser la tendance à la perte de la biodiversité (enjeu majeur de la Charte de territoire approuvé en 2014), le Parc national de La Réunion a construit ce projet ambitieux, en étroite collaboration avec la Société d’Études Ornithologiques de La Réunion (SEOR), l’Université, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), l’État et le Département.

D’un montant de plus de 3 millions d'euros, financé à 50 % par l’Europe, ce programme LIFE+ vise à développer et mettre en œuvre des stratégies et des outils de conservation appropriés, démonstratifs et innovants, sur l’ensemble du territoire de La Réunion.

A travers le programme LIFE+ Pétrels, des actions de conservation d’envergure ont être initiées afin de poursuivre ces démarches menées en faveur du Pétrel de Barau, et de percer le mystère du Pétrel noir de Bourbon, espèce énigmatique, dont le premier lieu de nidification a été découvert tout récemment.

Ce programme LIFE+ permet de réunir l’ensemble des acteurs et usagers de l’île pour sauver ces espèces au bord de l’extinction, fortement menacées par l’urbanisation grandissante, la prédation par les rats et les chats et la pollution lumineuse des villes.

Pour en savoir plus sur les enjeux, les objectifs et les toutes dernières avancées de ce programme, consultez le site web du programme LIFE + Pétrels

 

Le projet LIFE+ Foret sèche

La forêt sèche de La Réunion représente un patrimoine naturel et culturel exceptionnel sur le point de disparaître. L’homme, à l’origine de sa dégradation, en est désormais le protecteur.

Face à l'urgence de la situation, le projet LIFE+ COREXERUN (2009-2014) a permis de dégager des espèces exotiques envahissantes, 30 hectares de forêt. En parallèle, sur une parcelle expérimentale de 9 hectares, 90 000 jeunes arbres de 48 espèces indigènes ont été replantés selon différents protocoles d'intervention. L'enjeu était d'identifier les méthodes les plus efficaces pour reconstituer un habitat forestier en milieu tropical.

Fin 2014, le Parc national de La Réunion, en étroite collaboration avec le Conservatoire du littoral, l’État (DEAL), La Région et le Département de La Réunion obtiennent un nouveau financement européen. Avec le projet LIFE+ Forêt Sèche (2014 - 2020), ils ont la ferme intention de poursuivre leurs efforts pour sauver durablement une forêt unique au monde, sur un site inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Riches de l'expérience du précédent projet, l'enjeu prioritaire consiste désormais à compléter et pérenniser l'action de conservation de cet habitat. Cela passe par le rétablissement d'un continuum écologique sur l'ensemble du gradient altitudinal des forêts semi-sèche et de transition (de 150 à 800 mètres d'altitude). Ce dernier doit permettre de rétablir les flux de gènes et d'espèces essentiels à la régénération naturelle de la forêt.

Pour y parvenir, il est prévu la réhabilitation d'espaces dégradés et le renforcement de cœurs d'habitats afin de recréer des connectivités écologiques fonctionnelles. En cohérence, il est envisagé la translocation d'espèces animales comme le Gecko vert de bourbon (Phelsuma borbonica) sur des sites récemment désertés.

Dans un souci de répondre aux différents enjeux du territoire réunionnais, le projet LIFE+ Forêt sèche a été pensé pour être accessible à tous et faire ainsi de la conservation un outil de développement local.

Pour en savoir plus sur les enjeux, les objectifs et les toutes dernières avancées de ce programme, consultez le site web du programme LIFE+ Forêt sèche