Parc national de la Réunion
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Les feux de forêts

En 2010, les sites du Volcan, de La Grande Chaloupe et des Hauts de l'Ouest prenaient feu à seulement deux jours d'intervalle. Au mois d'octobre 2011, des incendies ravageaient à nouveau l'Ouest de l'île, puis la Grande Chaloupe en 2013 et détruisaient 2 850 hectares de végétation, dont une partie classée ...
Vue aérienne de l'incendie aux Makes sur le secteur de la ravine du Gol
Vue aérienne de l'incendie aux Makes © Arsène Noël

Suite à l'ampleur médiatique et la fréquence que ces incendies ont atteint, la Région décide d'augmenter les moyens contre les feux de forêts.

Incendie sur le secteur des Makes © Arsène Noël

Les actions de préventions :

Des dispositifs de surveillance ont été mis en place, connectant les agents du Parc, de l'ONF et du SDIS. Ces actions sont financées par le Conseil Départemental et la Région.

Un dispositif de surveillance incendie coordonné par le Service Départemental d'Incendie et de Secours a été mis en place suite au désastre de 2011 sur le massif du Maïdo.

Des écogardes lors de la matinée de valorisation © Élodie Martineau

Le dispositif Éco - garde

Recrutés et formés par des sapeurs-pompiers, ils ont pour mission de surveiller les sites à risque et de donner l’alerte en cas de départ d’incendie. Ils leur revient de sensibiliser le public au respect de l’environnement en allant à leur rencontre pour leur exposer la réglementation en cœur de Parc et leur proposer des conseils en indiquant les comportements à éviter. Ces prises de contact avec le public sont également l'occasion d'échanger sur les menaces pesant sur les milieux naturels de l'île (gestion des déchets, lutte contre les espèces invasive de faune et de flore ...).

Constat lors d'une sortie de terrain au Maïdo  © Parc national de La Réunion

Le suivi

Lorsqu'un espace naturel a été dévasté par les incendies, un état des lieux écologique précis de la zone incendiée est réalisé par les agents du Parc national afin d'évaluer les pertes. Suite à cela, un plan de restauration de la faune et de la flore présente sur le territoire est établi, ainsi qu' une méthodologie de suivi permettant de noter les évolutions de la régénération naturelle post-incendie.

Le plus grand danger après un incendie pour les espèces indigènes et endémiques reste les espèces invasives, dont la croissance et la prolifération sont stimulées par les feux. Les enjeux et priorités de conservation portent alors sur le contrôle des espèces exotiques envahissantes (lutte manuelle, mécanique et chimique) autour des habitats et espèces rares caractéristiques de ces milieux d'altitude.

Les secteurs géographiques menacés :

  • Au nord : La Roche Écrite, la Plaine d'Affouches, La Grande Chaloupe, La Montagne.
  • Au sud ouest : Les Makes et le Dimitile
  • A l'est, le site du volcanique
  • A l'Ouest : Le Maïdo, le Tévelave, La Plaine Sans-Souci.